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nina simoneNina Simone / The soul... (Suave, 2001) / Jazz soul & churchy

 

Eunice Kathleen Waymon -son vrai nom-, née en Caroline du Nord le 21 février 1933, sixième des huit enfants d'une famille appauvrie par la crise de 1929, joue dès cinq ans

dans l'église méthodiste de sa mère. Grâce à une collecte, elle intègre la Juilliard School à New York pour préparer le Curtis Institute. L'échec la brise.
Elle joue alors dans un bar d'Atlantic City, le patron exige qu'elle chante aussi. Pour prévenir l'ire de sa mère, elle choisit de s'appeler "Nina", d'après le surnom donné par un petit ami, et "Simone" par admiration pour l'actrice française Simone Signoret. La célébrité vient en 1959 avec "I loves you Porgy", tiré de l'opéra "Porgy and Bess".
Sa musique puise dans le gospel, le blues, le folk. Elle rejette l'étiquette trop "blanche" de jazz et préfère être comparée à Maria Callas qu'à Billie Holiday. Exigeante, excentrique, elle ensorcèle son public, le lasse parfois.
Dans les années 1960, elle fait corps avec la lutte des Noirs américains. Elle écrit des chansons révoltées ("Mississipi Goddam", "Old Jim Crow", "To Be Young, Gifted and Black" qui devient un hymne du mouvement noir), marche avec Martin Luther King malgré des désaccords sur la non-violence. Elle sera invitée au 80e anniversaire de Nelson Mandela en 1998.
Ses atours flamboyants et ses lourds bijoux cachent mal ses fragilités. Deux fois mariée, toujours volée par ses maris et agents, elle intitule le dernier de sa quarantaine d'albums officiels "A single woman" (1993). Elle a une fille, Lisa Celeste, aujourd'hui chanteuse sous le nom de Simone, avec Andy Stroud, ex-policier qui sera son manager.
Après 1970, elle délaisse les Etats-Unis, vit au gré de ses amours: La Barbade, le Liberia, la Suisse, Londres, Paris, les Pays-Bas, le sud de la France enfin, en 1992. Le fisc américain la pourchasse, le succès l'oublie.
En 1987, un clip publicitaire relance "My Baby Just Cares For Me" (1958). La gloire revient mais le pactole lui échappe: trente ans avant, inexpérimentée, elle en avait cédé les droits pour une poignée de dollars.
Malade, affaiblie par l'alcool, elle s'isole. En 1995, elle écope de huit mois de prison avec sursis pour avoir blessé un voisin adolescent avec un pistolet à grenaille parce qu'il "faisait du bruit".
"Ne me quitte pas", la chanson de Jacques Brel dont elle a livré une interprétation déchirante, accompagne ses obsèques à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône). Ses cendres sont dispersées dans plusieurs pays d'Afrique. (Le Point)

 

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